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Que se passe-t-il dans le corps pendant l'orgasme ? – Système sympathique, parasympathique et système nerveux

il y a 20 heures
11 min de lecture

Le cœur s'accélère, la respiration se modifie, les muscles se contractent et les sensations s'intensifient. Mais que se passe-t-il réellement dans notre corps lorsque nous atteignons l'orgasme ?


Nous parlons souvent de désir, d'excitation sexuelle et d'orgasme comme s'il s'agissait uniquement d'émotions ou de stimulation. Pourtant, notre cerveau, notre moelle épinière et différents circuits nerveux jouent un rôle essentiel dans ces processus. Le fonctionnement du système nerveux sympathique et parasympathique est particulièrement intéressant. Ces deux composantes du système nerveux autonome régulent de nombreuses fonctions corporelles sans que nous ayons besoin d'y penser consciemment. Elles interviennent également dans l'excitation sexuelle et l'orgasme. Cependant, l'idée selon laquelle le système parasympathique serait uniquement responsable de la détente et le système sympathique de l'excitation est trop simpliste.


L'excitation sexuelle et l'orgasme résultent d'une interaction complexe entre différents mécanismes corporels et neurologiques.

Que se passe-t-il exactement ? Quel rôle jouent les différentes voies nerveuses ? Et pourquoi pouvons-nous influencer certains aspects de notre excitation sexuelle sans pour autant pouvoir déclencher un orgasme à volonté ? Découvrons ensemble comment fonctionne notre corps et ce que ces connaissances peuvent nous apprendre sur notre sexualité.


Système sympathique et parasympathique : deux systèmes complémentaires


Notre corps possède un système de régulation fascinant qui contrôle automatiquement de nombreuses fonctions vitales : le système nerveux autonome, également appelé système nerveux végétatif. Il intervient notamment dans la régulation du rythme cardiaque, de la digestion, de la circulation sanguine et des réactions corporelles liées à l'excitation sexuelle.

Deux de ses principales composantes sont le système sympathique et le système parasympathique.


Le système sympathique – Activation et mobilisation

Le système sympathique prépare notre organisme à l'action. Lorsque nous pratiquons une activité physique, ressentons une émotion intense ou devons réagir à une situation exigeante, son activité peut augmenter.


Il peut notamment entraîner :

  • une accélération du rythme cardiaque ;

  • une augmentation de la pression artérielle ;

  • une mobilisation de l'énergie nécessaire à l'activité physique.


Le système sympathique joue également un rôle important dans les réactions sexuelles, notamment dans certains mécanismes associés à l'orgasme et à l'éjaculation.


Le système sympathique n'est donc pas uniquement un système de réponse au stress. Il participe aussi à l'activation physiologique normale qui accompagne la sexualité.


Le système parasympathique – Régulation et afflux sanguin génital

Le système parasympathique intervient dans de nombreux processus de régulation corporelle, notamment la digestion et le ralentissement du rythme cardiaque.

Dans le domaine de la sexualité, certaines voies nerveuses parasympathiques jouent un rôle essentiel dans l'augmentation de l'afflux sanguin vers les organes génitaux. Grâce à la libération de messagers chimiques, notamment le monoxyde d'azote (NO), les cellules musculaires lisses des vaisseaux sanguins et des tissus érectiles se relâchent. Cela favorise l'afflux sanguin vers ces tissus et contribue notamment à l'érection du clitoris et du pénis, ainsi qu'aux réactions physiologiques de l'excitation génitale. Ces mécanismes sont principalement régulés par des voies nerveuses issues des segments sacrés de la moelle épinière, situés entre S2 et S4.


Le système parasympathique ne sert donc pas uniquement à détendre l'organisme. Il intervient aussi dans des réactions corporelles essentielles à l'excitation sexuelle.


Une interaction plutôt qu'une opposition

On présente souvent les systèmes sympathique et parasympathique comme deux adversaires : l'un active, l'autre apaise. En réalité, leur fonctionnement est beaucoup plus nuancé.

Pendant l'excitation sexuelle, différentes réactions corporelles peuvent se produire simultanément. Alors que les mécanismes parasympathiques favorisent l'afflux sanguin génital, le rythme cardiaque, la respiration et la tension musculaire peuvent également augmenter. Cela ne signifie pas que l'un des systèmes est complètement activé tandis que l'autre est désactivé. Leur activité dépend des fonctions corporelles concernées et du contexte. Le cerveau, la moelle épinière et les voies nerveuses somatiques participent également à ce processus en traitant les informations sensorielles et en coordonnant les mouvements musculaires.


L'excitation sexuelle ne résulte donc ni uniquement de la détente ni uniquement de l'activation, mais d'une interaction complexe entre différents mécanismes physiologiques et neurologiques. Cette coordination devient particulièrement intéressante lorsque nous examinons ce qui se passe pendant l'orgasme.


Klassisches sexuelles Reaktionsmodell nach Masters und Johnson (1966), schematische Darstellung

La courbe de l'excitation sexuelle – Comment évolue l'excitation ?


L'excitation sexuelle ne se déclenche pas simplement en appuyant sur un bouton. Elle se développe, varie en intensité et peut être vécue de différentes manières au cours d'une expérience sexuelle.


Dans les années 1960, les chercheurs William Masters et Virginia Johnson ont décrit un modèle classique de la réponse sexuelle comportant quatre phases.


Les quatre phases du modèle de Masters et Johnson

  • Phase d'excitation : Le corps réagit à des stimulations sexuelles. L'afflux sanguin vers les organes génitaux augmente, tandis que le rythme cardiaque et la respiration peuvent se modifier.

  • Phase de plateau : L'excitation sexuelle se maintient à un niveau élevé ou continue de progresser.

  • Phase orgasmique : Un orgasme peut survenir, accompagné de modifications de l'activité nerveuse et, fréquemment, de contractions musculaires rythmiques.

  • Phase de résolution : Les réactions physiologiques liées à l'excitation diminuent progressivement.


Ce modèle permet de mieux comprendre certaines réactions corporelles. Il ne représente cependant pas un parcours obligatoire ou universel.

Toutes les expériences sexuelles ne suivent pas ces quatre phases et un orgasme n'est pas indispensable à une sexualité épanouissante.


La courbe temporelle de l'excitation en Sexocorporel

Dans l'approche Sexocorporel, nous nous intéressons notamment à la manière dont l'excitation sexuelle augmente, se maintient, varie et diminue au fil du temps. L'objectif n'est pas seulement de savoir si une personne atteint l'orgasme, mais aussi de comprendre comment elle vit et module son excitation sur le plan corporel. Certaines personnes connaissent une montée rapide de l'excitation et atteignent rapidement un point culminant. D'autres ont besoin de davantage de temps ou vivent des périodes prolongées à un niveau d'excitation relativement stable. L'excitation peut également fluctuer, diminuer puis augmenter de nouveau. Une montée rapide de l'excitation n'est pas nécessairement meilleure ou moins bonne qu'une progression plus lente. Ce qui compte, c'est la satisfaction de la personne et les possibilités dont elle dispose pour vivre sa sexualité selon ses propres désirs.


Quel rôle joue le système nerveux ?

Au cours de l'excitation sexuelle, différents mécanismes de régulation corporelle interagissent. Les voies parasympathiques contribuent notamment à l'afflux sanguin génital. Parallèlement, l'activation corporelle, le rythme cardiaque, la respiration et la tension musculaire peuvent augmenter. Lors de l'orgasme, d'autres voies nerveuses autonomes et somatiques interviennent également.


La courbe de l'excitation ne mesure cependant pas directement l'activité des systèmes sympathique et parasympathique. Elle représente de manière schématique l'évolution de l'excitation sexuelle au fil du temps. Il ne s'agit donc pas d'atteindre une courbe idéale, mais de mieux connaître son propre fonctionnement et, si on le souhaite, de développer de nouvelles possibilités.


Une multitude de parcours possibles

Le modèle de Masters et Johnson constitue une référence historique importante. Des recherches ultérieures, notamment celles de Rosemary Basson, ont également mis en évidence des parcours sexuels qui ne suivent pas nécessairement une succession linéaire de phases.

Le désir peut par exemple apparaître au cours d'une expérience sexuelle plutôt que de la précéder.

Il n'existe pas une seule bonne courbe d'excitation sexuelle. Chaque personne peut vivre des expériences différentes, et celles-ci peuvent évoluer tout au long de la vie.



Que se passe-t-il dans le corps pendant l'orgasme ?


Un orgasme est bien plus qu'une simple réaction des organes génitaux. C'est un phénomène corporel et neurologique complexe, qui implique le cerveau, la moelle épinière, les nerfs et les muscles.


Lorsque l'excitation sexuelle augmente, notre système nerveux traite continuellement les informations provenant du corps. Les caresses, les pressions, les mouvements et d'autres stimulations sont transmis au cerveau et à la moelle épinière par les voies nerveuses sensorielles. Parallèlement, nos pensées, nos émotions, nos souvenirs et nos attentes influencent la manière dont nous vivons ces sensations. À mesure que l'excitation sexuelle s'intensifie, différentes réactions corporelles peuvent s'accentuer : le rythme cardiaque s'accélère, la respiration se modifie et la tension musculaire augmente souvent.

L'orgasme correspond à une expérience intense, vécue différemment selon les personnes, et fréquemment accompagnée de contractions musculaires rythmiques dans la région pelvienne. Mais quel rôle jouent les différentes composantes de notre système nerveux ?


1. Le cerveau – Là où les sensations deviennent une expérience

Notre cerveau joue un rôle central dans le vécu sexuel. Il ne se contente pas de traiter les caresses et les autres stimulations corporelles : il les associe également aux émotions, à l'attention, aux souvenirs et aux expériences personnelles. Différentes régions cérébrales interviennent dans ces processus, notamment celles impliquées dans le traitement des sensations corporelles, la motivation et la signification émotionnelle.


L'orgasme ne se produit donc pas simplement dans les organes génitaux. Il s'agit aussi d'une expérience subjective, rendue possible par des processus complexes dans le cerveau.

Cela explique notamment pourquoi les sensations sexuelles diffèrent d'une personne à l'autre et pourquoi les fantasmes ou d'autres stimulations non génitales peuvent également contribuer à l'orgasme.


2. La moelle épinière – Le lien entre le cerveau et les organes génitaux

La moelle épinière est bien plus qu'une simple voie de transmission des informations entre le corps et le cerveau. Elle contient des circuits nerveux qui participent à la coordination des réactions génitales et de certains réflexes. Les informations sensorielles provenant de la région génitale atteignent notamment la moelle épinière par le nerf pudendal. Parallèlement, les signaux provenant du cerveau peuvent influencer, renforcer ou inhiber ces processus.

Les circuits spinaux impliqués dans le contrôle de l'éjaculation sont particulièrement bien étudiés.

Le cerveau et la moelle épinière collaborent donc pour traiter les informations sexuelles et coordonner les réactions corporelles.


3. Systèmes sympathique et parasympathique – Des fonctions différentes lors de l'orgasme

Pendant l'excitation sexuelle, le système parasympathique contribue notamment à l'afflux sanguin vers les organes génitaux et à l'érection des tissus érectiles. Le système sympathique assume d'autres fonctions importantes, notamment lors de l'éjaculation.

On distingue alors deux mécanismes :

  • L'émission : sous l'action principale du système sympathique, le liquide séminal et les sécrétions des organes concernés sont transportés vers la partie postérieure de l'urètre.

  • L'expulsion : des contractions musculaires rythmiques et coordonnées permettent l'expulsion du sperme vers l'extérieur. Les voies nerveuses somatiques jouent ici un rôle essentiel.


Ces deux mécanismes font partie de l'éjaculation. Ils se produisent fréquemment en même temps que l'orgasme, mais ne doivent pas être confondus avec celui-ci. Lors de l'orgasme chez les personnes ayant une vulve et un clitoris, les systèmes nerveux autonome et somatique interviennent également. Toutefois, les mécanismes impliqués ne sont pas encore entièrement compris. Il n'existe donc pas un seul nerf ni un simple interrupteur capable de déclencher l'orgasme.


4. Le plancher pelvien – Des contractions musculaires rythmiques

Le plancher pelvien est constitué de plusieurs muscles qui soutiennent les organes du bassin et participent également aux réactions sexuelles. Chez de nombreuses personnes, l'orgasme s'accompagne de contractions rythmiques et involontaires des muscles du plancher pelvien et de la musculature environnante. Ces contractions sont principalement contrôlées par les voies nerveuses somatiques. Le nerf pudendal joue notamment un rôle important.

Leur intensité peut varier et elles ne sont pas ressenties de la même manière par tout le monde.


Il est important de distinguer l'orgasme des réactions musculaires : les contractions rythmiques peuvent accompagner un orgasme, mais elles ne suffisent pas à définir l'expérience orgasmique subjective. Un orgasme ne se résume donc pas à une succession de contractions musculaires. Il résulte d'une interaction complexe entre les processus corporels et la perception consciente.


5. Orgasme et éjaculation – Deux phénomènes distincts

L'orgasme et l'éjaculation sont souvent considérés comme une seule et même chose. Pourtant, il s'agit de deux processus physiologiques différents.

L'orgasme désigne une expérience subjective intense, généralement associée à un point culminant de l'excitation sexuelle, à des modifications des sensations corporelles et à des réactions musculaires involontaires.

L'éjaculation, en revanche, correspond à l'expulsion d'un liquide. Dans le cas du sperme, ce mécanisme est coordonné par des voies nerveuses autonomes et somatiques spécialisées.

Ces deux phénomènes peuvent se produire simultanément, mais ce n'est pas systématique.


Il est possible de vivre un orgasme sans éjaculation. À l'inverse, une éjaculation peut survenir sans être accompagnée d'une expérience orgasmique. Chez les personnes ayant une vulve, l'orgasme et l'émission de liquide peuvent également se produire indépendamment l'un de l'autre.


Ni l'éjaculation ni un type particulier de contractions musculaires ne sont indispensables à une sexualité épanouissante.


Chaque orgasme est unique

Tous les orgasmes ne se ressemblent pas. Leur intensité, leur durée, leurs manifestations corporelles et leur signification émotionnelle peuvent varier d'une personne à l'autre et d'une situation à l'autre. Notre vécu sexuel évolue également au cours de notre vie. Comprendre le fonctionnement du système nerveux peut nous aider à mieux saisir cette diversité.

Il n'existe pas une seule bonne manière de vivre l'orgasme. Ce qui compte, c'est la façon dont vous vivez votre sexualité et ce qui vous apporte personnellement de la satisfaction.


Peut-on apprendre à influencer sa propre excitation sexuelle ?


L'excitation sexuelle n'apparaît pas uniquement de manière spontanée. Nous pouvons aussi apprendre à mieux percevoir nos sensations corporelles et à participer activement à notre vécu sexuel.


Notre système nerveux réagit aux caresses, aux mouvements, aux pensées, aux émotions et à de nombreux autres stimuli. La façon dont nous les percevons et y réagissons est notamment influencée par nos expériences et nos habitudes acquises. Cela ne signifie pas que nous pouvons contrôler entièrement nos réactions sexuelles. Nous pouvons toutefois découvrir quelles conditions corporelles et psychologiques favorisent ou freinent notre excitation.


Respiration, mouvement et tension musculaire

Vous avez peut-être déjà remarqué que votre respiration se modifie lorsque vous êtes sexuellement excité·e. Certaines personnes retiennent inconsciemment leur souffle, tandis que d'autres respirent plus rapidement ou plus profondément. Nos muscles réagissent également : nous contractons certaines parties du corps, changeons de posture ou effectuons certains mouvements. Ces réactions corporelles peuvent, à leur tour, influencer la manière dont nous ressentons les sensations.


En Sexocorporel, nous travaillons notamment sur trois dimensions :

  • La respiration : prendre conscience des différents rythmes respiratoires et les explorer

  • La tension musculaire : expérimenter différentes intensités de contraction et de relâchement

  • Le mouvement : développer la mobilité corporelle et découvrir de nouvelles possibilités de mouvement


L'objectif n'est pas de maîtriser parfaitement une technique particulière. Il s'agit plutôt d'enrichir son répertoire corporel et de découvrir ce qui nous semble agréable et épanouissant.


La double bascule comme exemple

La double bascule est un exemple d'exercice utilisé en Sexocorporel. Elle consiste à coordonner les mouvements du bassin et du haut du corps avec la respiration. Elle permet d'expérimenter différents rythmes, tensions musculaires et sensations corporelles.

J'explique plus en détail ce mouvement dans mon article «La double bascule en Sexocorporel – Mouvement du bassin et excitation sexuelle».


Apprendre sans pression de performance

Les compétences sexuelles peuvent évoluer grâce à l'expérience, à l'attention portée au corps et à l'apprentissage. Mais la sexualité n'est pas une performance à accomplir.

Un orgasme n'est pas la preuve qu'une rencontre sexuelle a été réussie. Il n'existe pas non plus de technique respiratoire ou de mouvement qui garantisse systématiquement un orgasme. Il peut en revanche être enrichissant de mieux connaître ses réactions corporelles, d'explorer différentes possibilités et de se libérer de certaines attentes.

L'objectif n'est pas de contrôler l'orgasme, mais de développer la liberté de vivre sa sexualité de différentes manières.


Conclusion : l’orgasme est un travail d’équipe


L’orgasme n’est ni un simple réflexe ni le résultat de l’activité d’un seul système nerveux.

Le cerveau, la moelle épinière, les systèmes sympathique et parasympathique ainsi que les voies nerveuses somatiques interagissent pour permettre et coordonner les réactions sexuelles. Nos sensations corporelles, nos émotions, nos expériences et nos attentes personnelles influencent également la manière dont nous vivons l’excitation et l’orgasme.

Comprendre ces mécanismes peut nous aider à mieux connaître notre corps et à remettre en question certaines idées reçues sur la performance sexuelle.


La sexualité ne se résume pas à une réaction physiologique. C’est une expérience personnelle que nous pouvons explorer et faire évoluer tout au long de notre vie.


Vous souhaitez mieux comprendre votre sexualité ?

Peut-être souhaitez-vous mieux comprendre votre excitation sexuelle, découvrir de nouvelles possibilités corporelles ou parler de difficultés liées à l’orgasme.


Dans mon cabinet Lustkreis à Dietlikon, près de Zurich, ou en ligne, j’accompagne les personnes individuellement et les couples pour les aider à vivre leur sexualité de manière autonome, épanouissante et sans pression de performance.


J’associe le conseil sexologique à des approches corporelles comme le Sexocorporel.

Vous pouvez réserver un premier échange téléphonique gratuit de 15 minutes, sans engagement, pour découvrir si cet accompagnement correspond à vos besoins.


Références scientifiques et lectures complémentaires

Cet article s’appuie sur des publications scientifiques consacrées à la physiologie sexuelle, au système nerveux autonome et aux mécanismes neurologiques de l’excitation et de l’orgasme.


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